Intérim manager

L’intérim management (management de transition) répond à une problématique qui est en général managériale. Le contexte entre le début et la fin de la mission doit avoir profondément évolué, dans le cadre d’une transition, sous l’impulsion du manager intervenant, du manager encadrant, et des équipes en place. Mais cette caractéristique exclusivement managériale tend à disparaitre, comme l’explique Adrien Jocteur Monrozier dans sa dernière publication "La Face Cachée du Management de Transition". Le dynamisme du marché entre 2009 et 2013 a permis la naissance de nouvelles missions à dominante sectorielle ou experte.

Chaque intérim manager est accompagné par un manager encadrant (le plus souvent directeur associé du cabinet de management de transition). La relation tripartite (client, manager, cabinet) caractérise le management de transition, avec une forte implication du cabinet dans la définition du besoin et le suivi de la mission. C’est ce que font tous les cabinets effectuant un travail d’accompagnement sérieux.

L’intérim manager est un opérationnel. Son objectif principal n’est pas de délivrer des conseils. Ce postulat a néanmoins évolué au cours des dernières années. Dans certaines missions proches des centres décisionnels, la partie conseil alimente quotidiennement le rôle opérationnel. Et dans la quasi totalité des missions, un interim manager ne peut pas évoluer dans une organisation établie sans avoir un avis neuf, qu’il doit partager avec son référent de mission. L’interim manager n’est donc plus un simple faiseur, il doit être capable de changer d’altitude en permanence au cours de sa mission.

L’interim manager possède des compétences managériales, une faculté d’analyse et une opérationnalité optimale face à des situations complexes. Il est toujours attendu de la part de l’interim manager une grande rapidité d’exécution et de réaction, puisque sa mission est limitée dans le temps. En toute logique, on attend de l’interim manager un retour sur investissement mesurable et avéré, sur un ou plusieurs sujets dont le périmètre est défini avant le début de la mission.

En France, l’interim manager a longtemps évolué dans un microcosme, une sorte de chasse gardée par quelques pionniers visionnaires. Mais en 20 ans, les pionniers ont vieilli, et leur communication ampoulée se retourne aujourd’hui contre eux : en confortant l’interim manager sur son piédestal, ils ont fermé la porte à de nouveaux segments de marchés, pour ceux qui souhaitent exercer de façon pragmatique leur métier sur le terrain. Heureusement, depuis 2010, de nouveaux acteurs ont fait leur apparition, décomplexés et bien décidés à appliquer les méthodes franches et directes de nos voisins grands consommateurs d’interim managers.

Avec ses 200 intérim managers (managers de transition), Inside Management est l’un de ces 3 ou 4 cabinets à avoir joué la rupture, pour imposer dès 2011 une vision beaucoup plus pragmatique et accessible du métier. En Hollande ou en Angleterre, l’interim management est devenu un outil courant de gestion et d’anticipation. Même si elle n’est pas aussi rapide et miraculeuse qu’annoncée, la mutation est en marche en France.

Voir aussi: interim management