Managers en mission

En France on estime à quelques milliers le nombre de managers en mission chaque année. Ce chiffre est à comparer aux plus de 10 000 en Allemagne ou en Angleterre, les 2 pays leaders européens de ce métier.

Il existe potentiellement 250 à 300 000 personnes susceptibles de faire ce métier, rien qu’en France : cadres en recherche d’emploi, cadres dirigeants, experts, techniciens. Autant dire que le management de transition n’est pas encore l’eldorado annoncé, même si seule une faible proportion des profils potentiels se lancera réellement dans l’aventure.

Et pourtant, rejoindre le petit cercle des managers en mission n’est pas illusoire, à condition d’organiser sa démarche.
   – Le candidat à la transition doit tout d’abord définir son projet professionnel au sens large, sans faux semblant. Quelques critères sont quasiment rédhibitoires (mobilité réduite, exigences salariales illégitimes, objectif trop ciblé, inaptitude à se vendre soi-même).
   – Il faut ensuite faire sa propre étude de marché, aussi objectivement que possible. La recherche d’informations n’est pas facile en France, où la désinformation domine.
   – La dernière phase, décisive, permettra de transformer les candidats en fournisseurs de services : choix de quelques cabinets adaptés (spécialisation, état d’esprit), et le cas échéant des prospects en direct. Comme les cabinets vis-à-vis des candidats, le manager doit sélectionner ses cabinets !

Les managers en mission n’en auront pas pour autant terminé avec l’aspect commercial de leur nouveau métier : pendant une intervention digne de ce nom, il est très difficile de poursuivre sa prospection, voire même le simple « entretien » de son réseau professionnel. D’où l’intérêt d’avoir plusieurs fers au feu : soin et actualisation de la présence sur les réseaux sociaux, contact régulier à intervalle raisonnable avec les cabinets.

Pour en savoir plus : guide du management de transition.