Le Management de Transition : une réponse aux nouvelles contraintes de l’entreprise ?

Deux chiffres liés au même sujet amorcent une réponse globale à cette question :

  • En 2015, le secteur des fusions et acquisitions a enregistré son record mondial en franchissant le seuil de 5 000 milliards de dollars de transactions ;
  • 67% des échecs en fusions-acquisitions sont liés à l’absence de considération de l’aspect humain de l’opération.

Des contextes économiques de plus en plus agressifs

Se faire une place dans un secteur d’activité demande aux dirigeants d’entreprise de faire preuve de réactivité, voire même d’agressivité, pour renforcer leur position et garder l’avantage concurrentiel sur ses challengers. Et dans beaucoup de secteurs, la croissance externe est le meilleur moyen de gagner des parts de marché.
Outre les « fusacs », les opérations stratégiques de haut de bilan sont de plus en plus courantes, car les dirigeants doivent réagir rapidement dans un contexte général économique ou les cycles sont de plus en plus courts et brutaux.
De fait, un dirigeant aura par exemple besoin à un instant T d’un Directeur Financier capable d’intégrer une nouvelle filiale pour les 6 prochains mois, mais celui-ci ne sera certainement plus le bon profil lorsqu’il s’agira, 6 mois plus tard, d’accompagner l’entreprise dans son introduction en bourse.

Le manager de transition : la ressource idoine, source d’économies

Dans ce nouveau contexte économique, faire appel à un manager de transition devient une solution pour bénéficier, à une étape particulière de l’évolution de l’entreprise, du profil adapté au contexte.
L’intérêt pour le dirigeant est aussi un intérêt financier : recruter en CDI deviendra problématique lorsque le nouveau collaborateur ne sera plus l’homme de la situation 1 an plus tard, ce qui engendrera un coût pour s’en séparer, un coût pour recruter le successeur, sans compter le temps perdu et les risques liés au report de sujets cruciaux…

Un avis supplémentaire pour de nouveaux enjeux

Au-delà de l’opérationnel, le manager de transition est aussi un profil qui présentera l’avantage d’avoir l’expérience du contexte auquel le dirigeant est confronté. 
Ceci permettra non seulement d’avoir une ressource capable d’appréhender la situation de manière quasi-immédiate, mais aussi au dirigeant de profiter d’un conseil averti pour le préparer à un changement qu’il n’a peut-être pas encore eu l’occasion de connaître, accompagnement qui sera fortement renforcé par le cabinet encadrant la mission.
 C’est la situation qu’a rencontrée l’un de nos clients du secteur du e-commerce qui a décidé de structurer une solution logistique en interne, au lieu de faire appel à un prestataire. Le manager de transition, spécialiste de la direction de plateformes logistiques, a permis de structurer le nouveau service, de le rendre performant et de passer le relais à un nouveau membre du CODIR qui est devenu, en s’imprégnant de l’expérience de l’intervenant et de ses conseils, un véritable Supply Chain Manager.

Dernière remarque, plus basique mais fondamentale : les contraintes évoquées ici sont des contraintes économiques. Mais les dirigeants d’entreprise vont également devoir répondre à de plus en plus de contraintes d’ordre social : les actifs ne s’inscrivent plus dans des perspectives à long terme avec leur employeur, et ils sont de plus en plus nombreux à opter pour un statut d’indépendant.
 Le dirigeant qui souhaite maîtriser ce phénomène de fond a tout intérêt à l’anticiper. Faire appel à du management de transition sera la meilleure manière de mettre le pied à l’étrier. Le Management de Transition est aujourd’hui la prestation la mieux adaptée pour allier réactivité, efficacité, sécurité et souplesse.