La business intelligence pour réconcilier les métiers

Le vocabulaire de la Business Intelligence

  • La Business Intelligence (abrégée “BI”), kesako ? Elle se définit par l’ensemble des technologies mises à la disposition des entreprises pour analyser des résultats et optimiser la prise de décision.
  • Il est difficile de parler de Business Intelligence sans parler des DSI. La fonction a été créée dans le début des années 80 pour définir la personne responsable du matériel informatique de l’entreprise, et des applications le plus souvent développées en interne. La DSI s’est depuis largement étendue, pour aller vers des fonctions stratégiques, en collaboration quotidienne avec les autres collaborateurs et services.
  • Les acteurs métiers agissent en tant qu’experts, définis par une expérience étendue des processus de l’entreprise qui les concernent, au sein de l’activité globale. Ils/elles agissent pour l’optimisation des actions stratégiques dans leur périmètre.
  • Décloisonnement des services, supprimer les silos, fonctionner en mode projet : tout ces termes définissent une mode de travail visant à améliorer la communication interne, en évitant la répétition des tâches lors de la réalisation d’un objectif. Faire partager une vision commune à l’ensemble des services d’une entreprise sert la performance, en optimisant chacune des décisions stratégiques et opérationnelles.
  • Les “Small Apps” (petites applications) portent parfaitement leur nom ! Il s’agit en effet de mettre en place une couche supplémentaire pour servir la simplicité d’utilisation des données communes utilisées en interne. Cette “surcouche” logicielle permet à tout à chacun d’obtenir une information pertinente, de qualité, dont la source est centralisée. Cela permet d’optimiser les échanges en diminuant les risques de dilution, de pollution ou de perte de l’information.

Une vision globale grâce à la Business Intelligence

Les nouveaux outils basés sur la Business Intelligence apportent une vision clarifiée pour chaque entité / pôle d’une entreprise, en permettant à chaque acteur métier de décliner les décisions stratégiques et les objectifs fixés pour lui-même. En partageant cette vision unique, la BI sert de support au développement du projet, en diminuant les risques de mauvaise interprétation des objectifs.

Une vision globale peut impacter (positivement) dès leur conception les plans marketing et commerciaux, tant sur l’organisation de la production que sur la structure elle-même et ce, pendant toute la durée du projet. Au quotidien, elle permet d’élargir son champ de vision et de comprendre plus efficacement les grandes conséquences (économiques, technologiques, sociétales, …) auxquelles une organisation peut être soumise.

Le décloisonnement pour supprimer les blocages

Le décloisonnement exige une diversité des compétences des collaborateurs. L’un des risques dans le cas contraire est de désigner des salarié.e.s qui gèrent des tâches pour lesquelles ils/elles ne sont pas formé.e.s.

Pour faire tomber les barrières, une solution très courante utilise les rassemblements d’experts. Ce sont des équipes parfois plus restreintes qu’en temps normal, mais constituées et portées par des compétences de pointe issues de chaque pôle original de l’entreprise. Les collaborateurs vont travailler directement de concert, sans ‘frontières’ à l’inverse du fonctionnement en pôles.

L’autre solution abordée dans cette article est l’utilisation de la BI comme un outil de coordination, afin de mixer les équipes pour trouver les réponses aux problématiques des projets concernés. Mais cette Business Intelligence “agile” doit s’affranchir d’une organisation en silos, sinon les avantages de chaque mode de fonctionnement s’annihilent.

Au centre de cette transition pôle / BI : la donnée. C’est elle qui va permettre aux DSI de mieux connaître et bien comprendre les besoins utilisateurs (et plus seulement par service). On parle d’atteindre un objectif de “Data Driven”, qui impose de passer par plusieurs étapes dans la compréhension des données.

Les “Small-Apps”, outil ultime de la Business Intelligence

Comme indiqué au début, les small-apps ont un avantage considérable pour répondre au mieux aux besoins des collaborateurs : la prise en compte de leur besoin spécifique, et l’aptitude d’usage des outils par chacun.

La notion de “User Centric” prend ici tout son sens. Le développement de ces solutions nécessite d’échanger de façon réactive et continue avec les utilisateurs finaux. En amont, c’est un travail de nettoyage et d’uniformisation de la donnée qui la rendra utilisable pour tous, en s’affranchissant des contraintes (doublons, obsolescence, …) apportées par le fonctionnement en silo / pôle métier.

Ces nouvelles missions imposent aux DSI de promouvoir cette nouvelle casquette, en développant de nouvelles compétences pour répondre aux nouveaux usages de la donnée des entreprises.

En conclusion

Nous perdons tous, au quotidien, un temps considérable à rechercher des informations, qu’elles soient d’ordre stratégique ou opérationnel.

BI, data, small-apps, agilité, bien des termes qui servent finalement la performance des entreprises. Ces innovations envahissent progressivement nos quotidiens en répondant à un besoin : le gain de fluidité pour chaque membre d’un collectif professionnel.

C’est une contrainte éphémère pour une opportunité durable, même si les changements liés à la BI peuvent représenter de profonds changements en interne.