Quel avenir pour le management ?

Qu’il soit d’origine anglo-saxonne to manage, française mesnager, manège*, ou italienne maneggiare*, une métonymie débridée cuisine le mot management à toutes les sauces depuis les années 60. On fini par en perdre son latin, qui aurait lui aussi prêté ses origines au management manus*.

Du jeune diplômé au sénior confirmé, chacun possède sa propre définition du management, dont il existe une douzaine de déclinaisons dans le langage courant. L’étymologie atteignant ses limites, deux articles proposent un regard éclairant et sans concession sur le sujet. Et ce notamment lorsque le management brille par son absence. Extraits :

« (…) Dominées par la peur, l’infantilisation et l’égalitarisme, les entreprises se perdent en réunions sans fin, en séminaires inutiles, en formations bidon, voire en jeux (notamment les ineffables escape games), la dernière niaiserie managériale à la mode, qui fait le bonheur de certains coachs et consultants mais le malheur de salariés qui aimeraient avoir une vie professionnelle épanouie (…) ». Par Nicolas Bouzou

« (…) Le « mode projet » qui permet à une équipe limitée de mener à bien une initiative dans des délais raccourcis vient souvent s’ajouter à l’organisation existante et donc à la hiérarchie. Au-delà, l’émergence des nouvelles technologies qui devait accroître la productivité provoque, au contraire, des embolies en automatisant la complexité. Le nombre de courriels envoyés à plus de dix destinataires a par exemple doublé en dix ans (…) ». Par Yves Morieux

Article de Nicolas Bouzou : lien (L’Express) ou lien (Linkedin).

Article de Yves Morieu : lien (Les Echos)

 

Bonne rentrée à tous !

 

*Mesnager (tenir en main les rênes d’un cheval, maneggiare en italien), Manus (les mains).