Les différents modes d’intervention

Le dirigeant ou l’acheteur qui souhaite faire intervenir un manager de transition se verra généralement proposer 3 différents types de contrats : contrat de prestation de services, contrat d'intérim ou contrat à durée déterminée.

Contrat de prestation de services

C’est la forme la plus répandue et la plus adaptée au Management de Transition. Elle peut être proposée par un cabinet de Management de Transition ; par un intervenant indépendant (EI, SASU, SARL) ; ou par une société de portage, pour le compte d’un intervenant « porté ».

D’un point de vue administratif, l’entreprise reçoit mensuellement une facture d’honoraires, correspondant au nombre de jours travaillés au taux journalier associé (TJM), et aux frais de déplacement et d’hébergement (qui peuvent être intégrés au TJM forfaitairement). Cette forme contractuelle permet notamment une certaine souplesse dans le rythme et la durée de la mission, au même titre que l’intérim.
D’un point de vue légal, l’intervenant n’est pas rattaché hiérarchiquement à l’organisation du client, mais à la structure qui le mandate. La prestation de services comporte une obligation de moyens, conformément à la réglementation française.

Contrat d’intérim

Il est utilisé par quelques rares cabinets de Management de Transition, et présente un niveau de souplesse pour le client pratiquement équivalent au contrat de prestation de services. La principale différence tient à la délégation de responsabilité, qui est dans ce cas transférée au client et rentre de fait en contradiction avec la vocation responsable d’un cabinet sur ses propres prestations.

Contrat à Durée Déterminé

C’est une forme contractuelle connue pour faire intervenir en direct une personne de façon temporaire sur un sujet ponctuel. Il est mal adapté au cadre d’une relation contractuelle avec un cabinet prestataire, puisque ce dernier n’aura plus de lien avec l’intervenant. Il devra en outre facturer à l’entreprise des honoraires correspondant au « suivi » de la mission, plus ou moins justifiés selon le degré d’implication des cabinets qui l’utilisent.
Par ailleurs, le principal défaut de cette forme contractuelle reste sa rigidité réglementaire, incompatible avec la souplesse que réclame une prestation de Management de Transition. Les prestataires qui proposent cette forme de contrat sont clairement des opportunistes, qui n’ont rien en commun avec la Management de Transition.

Il existe d’autres formes de contrats comme le CDI de chantier, privilégié par les groupes internationaux de BTP par exemple dans le cadre de grands projets, mais rarement en Management de Transition.
La prestation de services reste le contrat le plus adapté. Elle permet à l’entreprise cliente de bénéficier d’un environnement contractuel clair et souple, la partie sociale et administrative restant à la charge du cabinet.